Zazen, la pratique la plus simple au monde

Vivre avec tonus au quotidien, c’est être éveillé ! C’est pour cela que la pratique de zazen, c’est pour la vie, sans commencement ni fin. C’est pour la vie car la pratique n’est pas cérébrale mais corporelle.

Évidemment, le comportement du corps influence totalement la pensée. C’est avec le corps qu’on vit et qu’on meurt. On pourrait dire que la posture de zazen, c’est la chose la plus simple au monde : on ne se sert pas de sa bouche, on ne se sert pas de ses yeux, on ne se sert pas de son nez, on ne se sert pas de ses mains, on ne se sert pas de ses jambes. On ne fait rien et on ne bouge même pas !

C’est la pratique la plus facile, et en même temps la plus difficile : dépasser les tensions douloureuses, dompter l’esprit, être simplement là. Et ce qui est difficile, c’est que pratiquer n’apporte rien. D’un côté c’est vrai, et d’un autre côté ce n’est pas vrai, car on ne peut imaginer le plus grand mérite qu’on obtient. Car cela n’a rien à voir avec l’imagination.

Si cette pratique paraît aussi difficile, c’est qu’elle est contraire à l’éducation qu’on a reçue et à l’information que nous recevons tout le temps : pour avancer, pour réussir, pour obtenir, pour gagner, il faut suivre ses pensées, développer sa personnalité.

Mais, c’est seulement avec l’abandon de son petit soi (le laisser passer), que l’on n’a plus besoin d’avancer, de gagner, on est déjà en haut de la montagne. C’est ça la pratique de notre école. On y est déjà, il faut seulement le réaliser, concrètement, inconsciemment, par le corps.

Me Philippe ReiRyu Coupey